Vieux geek aigri, je cherche dans les livres à comprendre les humains et des graines de futurs un peu plus désirables. Mes goûts me poussent essentiellement vers les récits contemporains et l’anticipation.
Il y a des événements qui changent la vie. C'est ce qui arrive à Vik, …
Une histoire qui m’a touchée, une rencontre entre une jeune femme un peu perdue et trois femmes plus âgées. De la sororité inter-générationnelle pour prendre soin les unes des autres et s’aider à guérir. Les dessins sont doux comme l’histoire, j’ai bien aimé.
Un soir, une jeune chienne, traînant une sale histoire avec sa chaîne brisée, surgit à …
Pas vraiment ce que j’en attendais, mais une lecture fort agréable. J’espérais une réflexion sur notre rapport à nos compagnes et compagnon non humain·es, mais Yes, la petite chienne, est avant tout un prétexte pour permettre à l’autrice de réfléchir au temps qui passe, à la vieillesse et à l’écriture. Une maison dans les bois, en marge du monde qui s’effondre mais pas en dehors, un couple ensemble depuis toujours qui sait la fin proche, c’est doux et parfaitement dans (mon) air du temps. J’imagine que le récit m’aurait davantage transporté s’il venait des forêts du Québec plutôt que des collines des Vosges, c’est amusant comme certaines projections font qu’on apprécie plus ou moins un livre.
C'est l'hiver. Une petite meute de loups a récemment été introduite près d'un hameau isolé …
Un huis-clos dans un village coupé du monde par la neige, où des hommes meurent les uns après les autres, victimes d’une bête. Atmosphère, dessins, personnages profondément humains, du grand Chabouté !
Un huis-clos dans un village coupé du monde par la neige, où des hommes meurent les uns après les autres, victimes d’une bête. Atmosphère, dessins, personnages profondément humains, du grand Chabouté !
Un océan les sépare. Un secret les relie.
Le nouveau roman d'Elizabeth Acevedo, l'autrice multi-primée …
J’ai adoré ce roman bon pour le moral pour tout public (feel good et youg adult). Les vies parallèles de deux adolescente nées chacune d’un côté de la mer, Camino en République dominicaine, Yahaira à New York. Une variation autour de l’éternelle question de ce que serait notre vie si nous étions né·es un peu plus loin. Une porte aussi sur la vie des afro-caribéen·nes, sur ce que l’obtention d’un visa peut changer. C’est légèrement triste, légèrement violent, mais avant tout tendre, et ça fait du bien.
Edouard Tolweck est célibataire, travaille à la Sécurité Sociale et mange le même cassoulet tous …
Un livre jouissif. Un être veule et profondément raciste va vivre une longue nuit, projeté tel une boule de flipper de galère en galère. J’ai éprouvé une joie probablement malsaine à voir ce Dupont Lajoie se prendre des claques toute la nuit. Un album qui à la fois rappelle combien le racisme était décomplexé il y a encore peu de temps, et qui fait du bien, ces jours-ci les histoires où les méchants perdent à la fin sont rares.
Atmosphères sombres, campagnes perdues, entre sortilèges, philtres et envoutements, quelques vieilles mènent la danse.Avec ces …
Succession de récits en quelques planches autour du thème de la sorcellerie, hier et aujourd’hui. Tantôt horrifiques, tantôt grinçants, tantôt drôles. Certains scénarios sont cousus de fil blanc, mais l’ensemble se laisse lire, d’autant que ça a un parfum nostalgique de BD que je lisais à l’adolescence…
Marie n’est pas une intellectuelle, ni une aristocrate, encore moins une militante. La Commune, elle …
Un album qui s’achève avec la Semaine sanglante. On y croise Victorine, Louise Michel, mais on suit surtout Marie, une femme en colère. Paris brûle, les Versaillais fusillent, Marie se bat. Mon préféré des trois volumes, j’ai adoré le personnage et l’album montre à la fois les espoirs suscités par cette révolution et la rage avec laquelle la bourgeoisie l’a assassinée. Ces trois albums le confirment une fois de plus : la Commune n’est pas morte !
Un album qui s’achève avec la Semaine sanglante. On y croise Victorine, Louise Michel, mais on suit surtout Marie, une femme en colère. Paris brûle, les Versaillais fusillent, Marie se bat. Mon préféré des trois volumes, j’ai adoré le personnage et l’album montre à la fois les espoirs suscités par cette révolution et la rage avec laquelle la bourgeoisie l’a assassinée.
Ces trois albums le confirment une fois de plus : la Commune n’est pas morte !
Élisabeth Dmitrieff, une belle jeune femme russe de tout juste vingt ans arrivée à Paris …
Le second volume est consacré à une actrice réelle et méconnue de la Commune, Élisabeth Dmitrieff, qui a été très investie dans l’organisation des femmes. Cet album se veut un peu plus pédagogique, essayant de donner un aperçu de la place des femmes dans l’insurrection et des tensions parmi les délégués. J’ai trouvé le scénario un peu brouillon, mais appris des choses
Hiver 1870. Prélude de la Commune. Alors que Paris, assiégée par l’armée prussienne, subit le …
Excellente idée que cette série de trois albums mettant à l’honneur des femmes de la Commune, scénarisés par Lupano et avec trois dessinateurices différentes. Le premier volume nous fait vivre le siège et les début de la Commune à travers les yeux de Victorine, une gamine qui n’a pas froid aux yeux et s’est liée d’amitié avec les deux éléphants du Jardin des plantes. Héroïne attachante, atmosphère révolutionnaire, j’ai trouvé l’album réussi.
Excellente idée que cette série de trois albums mettant à l’honneur des femmes de la Commune, scénarisés par Lupano et avec trois dessinateurices différentes.
Le premier volume nous fait vivre le siège et les début de la Commune à travers les yeux de Victorine, une gamine qui n’a pas froid aux yeux et s’est liée d’amitié avec les deux éléphants du Jardin des plantes.
Héroïne attachante, atmosphère révolutionnaire, j’ai trouvé l’album réussi.
Dans une maternité, une femme épuisée, sous perfusion. Elle vient d’accoucher d’une fille, Adèle, et …
Un court texte qui m’a laissé un sentiment ambiguë. D’un côté, c’est une charge au style enflammé contre les violences des femmes contre les autres femmes : la transmission de la soumission de mère en fille au fil des générations, mais aussi la maltraitance de certaines soignantes à l’encontre des femmes dans les maternité. Un texte que j’ai trouvé fort. Mais le récit à la première personne, s’il donne de la force au propos, m’a donné l’impression d’assister à un règlement de compte entre une fille et sa mère, d’être voyeur de choses un peu trop intimes. Je ne sais pas si le texte est auto-biographique, mais la possibilité qu’il le soit m’a gêné et empêché de vraiment l’apprécier.
Un court texte qui m’a laissé un sentiment ambiguë. D’un côté, c’est une charge au style enflammé contre les violences des femmes contre les autres femmes : la transmission de la soumission de mère en fille au fil des générations, mais aussi la maltraitance de certaines soignantes à l’encontre des femmes dans les maternité. Un texte que j’ai trouvé fort.
Mais le récit à la première personne, s’il donne de la force au propos, m’a donné l’impression d’assister à un règlement de compte entre une fille et sa mère, d’être voyeur de choses un peu trop intimes. Je ne sais pas si le texte est auto-biographique, mais la possibilité qu’il le soit m’a gêné et empêché de vraiment l’apprécier.
Un témoignage poignant sur le combat face à la maladie
La vie de Catherine, …
À 32 ans, Catherine, jeune femme vivant à Paris, est atteinte d’une leucémie. Pendant plusieurs mois, elle va documenter l’évolution de la maladie et sa lutte contre. J’ai ressenti une certaine dissonance à la lecture de cette histoire. Le style et le ton sont ceux de blogs BD, assez légers. Mais le sujet est sérieux, et prend à la gorge à mesure que la maladie évolue. Le récit alterne anecdotes sur son quotidien et planches pédagogiques sur la maladie. Il faut saluer le courage de Catherine Pioli d’avoir documenté pour nous sa maladie. Au delà de l’histoire même, ce livre est aussi un rappel de combien la Sécu est un bien collectif précieux, qui permet à chacun et chacune, quels que soient ses moyens, de bénéficier des meilleurs traitements. Je suis ressorti de cette lecture secoué, et renforcé dans ma conviction de l’impérative nécessité de défendre notre système de santé.
À 32 ans, Catherine, jeune femme vivant à Paris, est atteinte d’une leucémie. Pendant plusieurs mois, elle va documenter l’évolution de la maladie et sa lutte contre. J’ai ressenti une certaine dissonance à la lecture de cette histoire. Le style et le ton sont ceux de blogs BD, assez légers. Mais le sujet est sérieux, et prend à la gorge à mesure que la maladie évolue. Le récit alterne anecdotes sur son quotidien et planches pédagogiques sur la maladie.
Il faut saluer le courage de Catherine Pioli d’avoir documenté pour nous sa maladie.
Au delà de l’histoire même, ce livre est aussi un rappel de combien la Sécu est un bien collectif précieux, qui permet à chacun et chacune, quels que soient ses moyens, de bénéficier des meilleurs traitements.
Je suis ressorti de cette lecture secoué, et renforcé dans ma conviction de l’impérative nécessité de défendre notre système de santé.
Après Nowhere Girl, album dans lequel elle révélait comment les Beatles lui avaient permis de …
Magali Le Huche est depuis toujours fan des Beatles. À l’aube de la quarantaine, elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein agressif, et, au cours de sa lutte, rencontre le fantôme de Joe Strummer. Si le style graphique de Magali Le Huche n’est pas trop ma tasse de chicorée, j’ai beaucoup aimé ce récit pour son ton et la personnalité de l’autrice. Humour, combativité, sororité. J’ai le privilège de vivre dans une bulle où aucune de mes proches n’a chopé ce crabe, qui restait donc pour moi très abstrait. Ce récit a le mérite de le rendre plus concret, de commencer à me faire prendre conscience de certaines choses. Bon, par contre, même si ça présence est plaisante, je n’ai toujours pas compris ce que Joe Strummer venait faire là, si ce n’est qu’une énergie punk irrigue tout l’album.
Magali Le Huche est depuis toujours fan des Beatles. À l’aube de la quarantaine, elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein agressif, et, au cours de sa lutte, rencontre le fantôme de Joe Strummer.
Si le style graphique de Magali Le Huche n’est pas trop ma tasse de chicorée, j’ai beaucoup aimé ce récit pour son ton et la personnalité de l’autrice. Humour, combativité, sororité. J’ai le privilège de vivre dans une bulle où aucune de mes proches n’a chopé ce crabe, qui restait donc pour moi très abstrait. Ce récit a le mérite de le rendre plus concret, de commencer à me faire prendre conscience de certaines choses.
Bon, par contre, même si ça présence est plaisante, je n’ai toujours pas compris ce que Joe Strummer venait faire là, si ce n’est qu’une énergie punk irrigue tout l’album.
Qu’est-il arrivé à Piki, la fille la plus cool d’Helsinki, qui vit désormais recluse dans …
Encore un livre dont la lecture a été parasitée par un malentendu sur le résumé. L’« entreprise d'un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes » m’avait fait imaginer un roman misandre, mais la dite entreprise est juste un commerce de vêtements à destination de fétichistes, assez anecdotique dans l’histoire. Ce dont parle vraiment ce livre, ce n’est ni de misogynie, ni d’amours lesbiennes, mais de troubles mentaux et de phobie sociale. Il m’a fallu la moitié du livre avant de réviser mes attentes, et de m’adapter à ce récit, mais une fois dedans la fin de l’histoire m’a touché.
Encore un livre dont la lecture a été parasitée par un malentendu sur le résumé. L’« entreprise d'un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes » m’avait fait imaginer un roman misandre, mais la dite entreprise est juste un commerce de vêtements à destination de fétichistes, assez anecdotique dans l’histoire. Ce dont parle vraiment ce livre, ce n’est ni de misogynie, ni d’amours lesbiennes, mais de troubles mentaux et de phobie sociale. Il m’a fallu la moitié du livre avant de réviser mes attentes, et de m’adapter à ce récit, mais une fois dedans la fin de l’histoire m’a touché.
L'adaptation en roman graphique de l'essai best-seller de Mathieu Palain.
Si les monstres n'existent …
Mathieu Palain a réalisé un reportage radiophonique sur les groupes de parole pour des hommes auteurs de violences conjugales. Si ce reportage a eu du succès, il a eu l’impression de ne pas être allé assez loin et a continué pendant plusieurs années son enquête, en tirant un livre, dont cette BD est une adaptation. J’ai une réserve sur le titre de l’essai : pourquoi s’arrêter à nos pères, nos frères, nos amis, alors qu’au fil de sa réflexion, il prend conscience que chacun, y compris lui, moi, peut être auteur de violences ? C’est dans notre tête qu’il creuse pour mettre à jour les mécanismes susceptibles de déclencher la violence. C’est une lecture difficile, qui gratte, mais que je recommande vraiment. Parce qu’elle casse les clichés. Parce qu’elle balaie un panorama assez large de situations, ne masque pas la complexité du sujet, et nous oblige à réfléchir à nos …
Mathieu Palain a réalisé un reportage radiophonique sur les groupes de parole pour des hommes auteurs de violences conjugales. Si ce reportage a eu du succès, il a eu l’impression de ne pas être allé assez loin et a continué pendant plusieurs années son enquête, en tirant un livre, dont cette BD est une adaptation.
J’ai une réserve sur le titre de l’essai : pourquoi s’arrêter à nos pères, nos frères, nos amis, alors qu’au fil de sa réflexion, il prend conscience que chacun, y compris lui, moi, peut être auteur de violences ? C’est dans notre tête qu’il creuse pour mettre à jour les mécanismes susceptibles de déclencher la violence.
C’est une lecture difficile, qui gratte, mais que je recommande vraiment. Parce qu’elle casse les clichés. Parce qu’elle balaie un panorama assez large de situations, ne masque pas la complexité du sujet, et nous oblige à réfléchir à nos propres comportements.
Après dix ans passés en prison Zoé n'a plus peur de la solitude. Aussi, à …
Tout juste sortie de prison, une jeune femme s’installe dans la maison de sa défunte grand mère, dans un hameau où le temps semble s’être arrêtée. Une héroïne lumineuse dans un environnement très sombre. Si le dénouement ne m’a pas convaincu, j’ai adoré les dessins et l’ambiance de cet album.