J'ai terminé "no crypto" de Nastasia Hadjadji, c'est vraiment bien. Je n'avais pas saisi ce qui peut pousser des personnes (y compris de gauche) à utiliser et surtout promouvoir les cryptoactifs. L'écriture est très fluide, c'est un livre qui fait un bon tour d'horizon des problématiques posées par bitcoin et consorts. J'ai l'impression d'avoir une vision plus fine du sujet et des arguments critiques qui vont plus loin que la simple intuition.
J'ai terminé "no crypto" de Nastasia Hadjadji, c'est vraiment bien. Je n'avais pas saisi ce qui peut pousser des personnes (y compris de gauche) à utiliser et surtout promouvoir les cryptoactifs. L'écriture est très fluide, c'est un livre qui fait un bon tour d'horizon des problématiques posées par bitcoin et consorts. J'ai l'impression d'avoir une vision plus fine du sujet et des arguments critiques qui vont plus loin que la simple intuition.
relire William Gibson - New Rose Hotel (dans l'édition J'ai Lu, avec la couverture Asia Argento, bien sûr) soit une histoire typique de Gibson, du Japon futuriste-mais-pas-tant-que-ça, hôtel capsule arnaque et nanotech.
Tout était plus simple avant. Même la sci-fi compliqué était plus simple (je crois que ce monde me fatigue).
relire William Gibson - New Rose Hotel (dans l'édition J'ai Lu, avec la couverture Asia Argento, bien sûr) soit une histoire typique de Gibson, du Japon futuriste-mais-pas-tant-que-ça, hôtel capsule arnaque et nanotech.
Tout était plus simple avant. Même la sci-fi compliqué était plus simple (je crois que ce monde me fatigue).
Mon #vendredilecture : "l'exil et le royaume" de Camus. J'ai eu beaucoup de mal à finir ce recueil de nouvelles (185 p.) à cause de la dernière "la pierre qui pousse". Les termes de nègres et négrillons sont régulièrement utilisés avec la condescendance de l'homme européen. J'ai mis trois ans avant de pouvoir finir ce livre 😅. 6 nouvelles aux thématiques différentes. Certaines sont surprenantes. J'aime le style de Camus, pas Camus en lui même. Il m'intrigue, je continuerai à le lire.
Mon #vendredilecture : "l'exil et le royaume" de Camus. J'ai eu beaucoup de mal à finir ce recueil de nouvelles (185 p.) à cause de la dernière "la pierre qui pousse". Les termes de nègres et négrillons sont régulièrement utilisés avec la condescendance de l'homme européen. J'ai mis trois ans avant de pouvoir finir ce livre 😅. 6 nouvelles aux thématiques différentes. Certaines sont surprenantes. J'aime le style de Camus, pas Camus en lui même. Il m'intrigue, je continuerai à le lire.
Bon en ces temps sinistres, rien de tel que de lire du Pratchett pour se remonter le moral donc le #VendrediLecture est une relecture pour moi (en anglais, mais le livre existe en français) et c'est un bonheur d'humour, de tolérance et d'action. https://www.outrelivres.fr/the-truth/#MastoLivre
Bon en ces temps sinistres, rien de tel que de lire du Pratchett pour se remonter le moral donc le #VendrediLecture est une relecture pour moi (en anglais, mais le livre existe en français) et c'est un bonheur d'humour, de tolérance et d'action. https://www.outrelivres.fr/the-truth/#MastoLivre
Après avoir lu plusieurs essais politiques plus ou moins pointus, j'avais envie de me changer les idées avec une lecture plus légère : j'ai donc commencé "The Dragon's Blade", une trilogie de fantasy de l'auteur britannique de Michael R. Miller.
J'ai fini le premier tome en milieu de semaine et j'avance bien dans le deuxième : globalement c'est relativement classique, parfois stéréotypé, mais c'est divertissant, c'est exactement ce dont j'avais besoin en ce moment.
Après avoir lu plusieurs essais politiques plus ou moins pointus, j'avais envie de me changer les idées avec une lecture plus légère : j'ai donc commencé "The Dragon's Blade", une trilogie de fantasy de l'auteur britannique de Michael R. Miller.
J'ai fini le premier tome en milieu de semaine et j'avance bien dans le deuxième : globalement c'est relativement classique, parfois stéréotypé, mais c'est divertissant, c'est exactement ce dont j'avais besoin en ce moment.
Une femme. Une mission. Sauver le monde. 1952. Une météorite s'écrase au large de Washington, …
L'autrice Mary Robinette Kowal aborde le racisme (envers les Noirs américains) et le sexisme dans son roman dystopique « Vers les étoiles ». L'action se situe dans une autre version des années cinquante. Mais je souriais en constatant ce très fréquent biais lié au patriotisme. Suite à un effondrement planétaire, les États-Uniens des États les moins fragiles accueillent leurs réfugiés avec attention, et même, certes un peu plus tardivement, les personnes de couleur noire. Mais dans les autres pays, il est plutôt question d'émeutes, de pillages et d'autres atrocités. Décidément, les États-Uniens savent mieux se tenir que nous autres :-) Bon, je précise que je ne suis qu'au premier quart du livre.
L'autrice Mary Robinette Kowal aborde le racisme (envers les Noirs américains) et le sexisme dans son roman dystopique « Vers les étoiles ». L'action se situe dans une autre version des années cinquante. Mais je souriais en constatant ce très fréquent biais lié au patriotisme. Suite à un effondrement planétaire, les États-Uniens des États les moins fragiles accueillent leurs réfugiés avec attention, et même, certes un peu plus tardivement, les personnes de couleur noire. Mais dans les autres pays, il est plutôt question d'émeutes, de pillages et d'autres atrocités. Décidément, les États-Uniens savent mieux se tenir que nous autres :-) Bon, je précise que je ne suis qu'au premier quart du livre.
Légendes & Lattes de Travis Baldree. Traduit par Stéphanie Chaptal @leto Voici de la cosy fantasy dans laquelle j'ai retrouvé l'univers de Becky Chambers, joie ! Viv, une orc qui a vécu de missions sanguinaires décide de changer de vie. Elle veut ouvrir un endroit réconfortant, un café ! Une boisson inconnue par les habitants. J'ai passé un excellent moment avec ce roman. Si vous voulez de la douceur, des rencontres improbables, des arômes envoûtants et de l'intrigue, foncez ! #VendrediLecture
Légendes & Lattes de Travis Baldree. Traduit par Stéphanie Chaptal @leto Voici de la cosy fantasy dans laquelle j'ai retrouvé l'univers de Becky Chambers, joie ! Viv, une orc qui a vécu de missions sanguinaires décide de changer de vie. Elle veut ouvrir un endroit réconfortant, un café ! Une boisson inconnue par les habitants. J'ai passé un excellent moment avec ce roman. Si vous voulez de la douceur, des rencontres improbables, des arômes envoûtants et de l'intrigue, foncez ! #VendrediLecture
#VendrediLecture en forme d'échauffement pour la prochaine commémoration de la disparition de #Kafka (1924), et justement avec ce "Disparu", premier des 3 romans inachevés de l'auteur. Le voyage se poursuit, mouvementé (je ne suis jamais objectif avec le grand Kafka).
#VendrediLecture en forme d'échauffement pour la prochaine commémoration de la disparition de #Kafka (1924), et justement avec ce "Disparu", premier des 3 romans inachevés de l'auteur. Le voyage se poursuit, mouvementé (je ne suis jamais objectif avec le grand Kafka).
Dans la foulée d’Une amitié, de Silvia Avallone, qui m’avait bien plu, j’ai vu passer une critique d’Instagrammable, d’Éliette Abécassis, dont l’argument semblait proche, et je me suis dit que ça serait l’occasion de découvrir cette auteure. Mais dès les premières lignes, j’ai été pris d’un malaise, tant la description du rapport des adolescentes à leur téléphone cochait toutes les cases des clichés des boomers sur les ados. Le cadre a achevé de me perdre, l’histoire se déroulant dans des lycées de l’ouest parisien, avec des jeunes qui vont à leur cours particulier de violon ou d’équitation, ou vivent dans un loft à Bastille. Comme le roman est court, je me suis forcé à le lire jusqu’au bout, mais en zappant les longues tirades de critique des applications mobiles et de l’économie de l’attention. C’est amusant, c’est un discours que je tiens à longueur de journée, la critique …
Dans la foulée d’Une amitié, de Silvia Avallone, qui m’avait bien plu, j’ai vu passer une critique d’Instagrammable, d’Éliette Abécassis, dont l’argument semblait proche, et je me suis dit que ça serait l’occasion de découvrir cette auteure. Mais dès les premières lignes, j’ai été pris d’un malaise, tant la description du rapport des adolescentes à leur téléphone cochait toutes les cases des clichés des boomers sur les ados. Le cadre a achevé de me perdre, l’histoire se déroulant dans des lycées de l’ouest parisien, avec des jeunes qui vont à leur cours particulier de violon ou d’équitation, ou vivent dans un loft à Bastille.
Comme le roman est court, je me suis forcé à le lire jusqu’au bout, mais en zappant les longues tirades de critique des applications mobiles et de l’économie de l’attention. C’est amusant, c’est un discours que je tiens à longueur de journée, la critique me semble juste, bien vue, mais j’ai l’impression qu’elle n’a pas sa place dans un roman, assénée de façon presque moralisatrice. On dirait mes propres tirades sur mon ado, pas très intéressant.
Les amitiés de l’adolescence sont les plus fortes. On échange expériences, secrets et vêtements, tout …
Sur fond de développement d’Internet, une histoire d’amitié dans l’Italie du début des années 2000, entre deux adolescentes si différentes et si semblables, l’introvertie blessée et l’extravertie blessée. Ça parle d’amitié bien sûr, d’adolescence, des difficiles relations de famille, d’amour sous toutes ses formes, de la fragile limite entre relation fusionnelle et toxique, de trahison et d’acceptation. J’avoue avoir trouvé le temps un peu long vers le milieu du récit, mais mon intérêt s’est réveillé dans le dernier tiers, et j’ai refermé le livre ému.
Sur fond de développement d’Internet, une histoire d’amitié dans l’Italie du début des années 2000, entre deux adolescentes si différentes et si semblables, l’introvertie blessée et l’extravertie blessée.
Ça parle d’amitié bien sûr, d’adolescence, des difficiles relations de famille, d’amour sous toutes ses formes, de la fragile limite entre relation fusionnelle et toxique, de trahison et d’acceptation.
J’avoue avoir trouvé le temps un peu long vers le milieu du récit, mais mon intérêt s’est réveillé dans le dernier tiers, et j’ai refermé le livre ému.
Une musique libre et joyeuse s’élève des pages de ce premier roman : celle d’un …
Pleine et douce est la première œuvre de fiction de la philosophe Camille Froidevaux-Metterie. Dans ce roman choral, elle dresse, chapitre après chapitre, des portraits de femmes d’aujourd’hui, de celle qui vient de naître à la grande-tante qui vieillit entourée de ses sœurs. L’intrigue n’est qu’un fil rouge pour nous les présenter. Un livre dur (un peu) et doux (beaucoup). Je regrette juste le côté parfois un peu artificiel de l’exercice, chaque portrait étant un prétexte pour aborder un sujet (avertissement : mention de viol et d’anorexie).
Pleine et douce est la première œuvre de fiction de la philosophe Camille Froidevaux-Metterie. Dans ce roman choral, elle dresse, chapitre après chapitre, des portraits de femmes d’aujourd’hui, de celle qui vient de naître à la grande-tante qui vieillit entourée de ses sœurs. L’intrigue n’est qu’un fil rouge pour nous les présenter.
Un livre dur (un peu) et doux (beaucoup). Je regrette juste le côté parfois un peu artificiel de l’exercice, chaque portrait étant un prétexte pour aborder un sujet (avertissement : mention de viol et d’anorexie).
La paix n'est pas l'objectif. C'est la solution.
2098. Aureliano est las du XXIe siècle, …
Avec Le premier jour de paix, Élisa Beiram offre une vision du futur plausible, sombre mais teintée d’optimisme. 2098. La catastrophe climatique a rendu une large partie de la planète inhabitable, causant exodes et conflits pour les ressources. Les dernières communautés humaines essaient de reconstruire un autre monde. On suit le chemin de quelques médiatrices itinérantes, qui aident à désamorcer les conflits. Une lecture agréable, qui aide à réfléchir à ce que pourrait être la reconstruction après l’apocalypse en cours. Mais j’ai regretté qu’aux deux tiers du récit débarque soudain une intrigue secondaire incongrue, qui de mon point de vue n’apporte rien, voir brouille un peu le message.
Dana, jeune femme noire d’aujourd’hui, se retrouve propulsée au temps de l’esclavage dans une plantation …
Liens de sang, d’Octavia E. Butler.
Dana, une femme afro-américaine des années 1970, se retrouve projetée dans une plantation sudiste au début du XIX° siècle, où elle sauve la vie du fils du propriétaire. C’est une lecture dure, qui raconte le système esclavagiste de l’intérieur, vu par les yeux d’une contemporaine. Encore une fois chez Butler, c’est raconté sans manichéisme, les personnages sont complexes, ça n’assène pas de réponse mais pousse à se poser des questions. Un livre qui émeut et fait réfléchir, que demander de plus.