#vendredilecture

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en en ce 1er mai car quand le monde devient désespérant, la poésie permet de survivre.
Ma balise de survie actuellement est le recueil de de Natsume Sōseki joliment intitulé "Être une Hirondelle"
En bilingue, il est paru le 15 avril dernier aux éditions Rivages en poche.
Ça me permet de joindre deux passions : les poèmes et apprendre le japonais 😋

sur un ton évidemment militant aujourd'hui. Je suis dans ma lecture des "Dieux lents" de Claire North, récemment paru au Belial. Et j'aime vraiment beaucoup ma lecture.

C'est très anticapitaliste (quasi grimdark SF), anti-LGBTphobe, philosophique avec des inspirations à la Ursula K. Le Guin (pas mal d'anthropologie). C'est un récit qui prends son temps à tel point qu'on se demande où il va, mais ça ne me dérange pas, j'adore le voyage. Ça me rappelle deux autres chef d’œuvre qui m'ont beaucoup marqué : La séquence Aardtman et Cantique pour les étoiles, que je recommande à fond !

captation audio du chouette moment de lectures poétiques à Nantes l'automne dernier, en compagnie de @poum , @luvan , @Meor & Héloïse Brézillon

https://www.actusf.com/detail-d-un-article/utopiales-2025-une-po%C3%A9sie-science-fictive

Prenez le métro Querbalec terminus Cosmos, autrement dit : lisez "Les Jardins du temps", et découvrez une fiction-panier où Ursula K. Le Guin rencontre Cristin & Mèzères.

Sur un thème simple (quand réparer le temps, c'est aussi réparer la planète) au traitement complexe (un multivers composé de 9 Cercles avec des personnages se réincarnant dans un autre Cercle), Emilie Querbalec signe un livre limpide qui prouve une fois de plus la place majeure qu'elle occupe dans la SF francophone :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/04/metro-querbalec-terminus-cosmos.html

NB : @LaVolte aurait probablement pu éditer ce bouquin.



en retard ou en avance

C'est plus vraiment vendredi, mais je voulais vraiment faire ce

"Qui après nous vivrez", Hervé Le Corre

https://www.babelio.com/livres/Le-Corre-Qui-apres-nous-vivrez/1553629

Ça pique fort dans le genre anxiogène.

Le Corre sort de son domaine habituel, déjà bien noir, pour se faire lanceur d'alerte avec une anticipation terrifiante, car tellement crédible, du futur immédiat de notre société. À travers l'histoire d'une lignée de femmes entre 2050 et 2150, on affrontera pandémie, effondrement technologique et économique, climat hostile, guerre permanente, un retour au moyen-âge en pire.
Bien secoué, je n'en sors pourtant pas déprimé, plutôt motivé pour bâtir un autre futur.


Raghnarok - Livre 3 : In Girum Imus Nocte 💚 ❤️ de Boulet

Inédit en album 46 pages, cette histoire longue ferme le cycle Raghnarok, pour une série qui a commencé il y a presque 30 ans.

C'est du très bon Boulet, avec des passages franchement plus sombres et épiques, malgré des touches d'humour. Ça fait beaucoup penser à Terry Pratchett.

Les personnages du début ont vraiment grandi et évolué, tout en gardant leurs personnalités... et je veux pas spoiler mais hmhmmmhmm 🤐

#HistoireduprincePipodePipolechevaletdelaprincessePopi #PierreGripari #GrassetJeunesse #litteraturejeunesse #conte #vendredilecture

Un roi veut un enfant, il va alors au Pays-où-l'on-ne-va-qu'en-dormant, au magasin d'enfants. Pipo devient prince. Mais il rêve d'aventures et rencontre Pipo, le cheval mais aussi d'autres personnages, pas toujours aimables.
De Gripari, je ne connaissais que les contes de la rue Mouffetard et je ne savais pas trop ce que j'allais découvrir dans celui-ci. Je l'ai lu d'une traite, amusée par le début où on nous annonce que le conte va commencer tout en nous parlant d'autre chose. Le narrateur, qui nous parle directement, nous invite à dessiner des passages marquants à la fin de chaque chapitre. Pipo est plutôt sympathique et j'ai passé un bon moment avec lui.
Ce livre m'a été recommandé par un ami.

J'ai lu James de Percival Everett, très intéressant par son histoire même : l'auteur reprend le récit de Huckleberry Finn de Mark Twain, mais du point de vue de l'homme noir, ce qui change évidemment les perspectives. Ça se lit tout seul en plus, pas besoin d'avoir lu Twain (j'avais essayé sans y arriver il y a longtemps déjà). J'avais découvert Percival Everett avec Effacement, que j'avais aussi beaucoup aimé.

Lectures 2026 📚 / 14
Le gouffre infini - Marta Randall
Le parcours d'une femme qui est peut-être bien la dernière humaine sur une planète dont la terraformation a échoué. On pourrait s'attendre à un récit classique mais tout semble pris à contre-pied de ce qui a pu être publié à la même époque. La nouvelle en elle-même ne m'a pas tellement marquée, mais je trouve admirable de remettre en lumière des histoires comme celles-ci qui viennent contrebalancer l'image qu'on peut avoir de la SF d'une époque.

"Tu vois l'endroit plus jaune qui semble couler entre trois étoiles comme de l'eau ? Sur Terre, il y avait une chose appelée 'miel' qui ressemblait à ça. Sauf qu'en plus d'être beau comme un joyau, ça se mangeait. Ça avait un goût... incroyable. Doux et sucré, chaud, quelque chose qu'on ne mange jamais ici sur Hope."

Peut-on faire du neuf avec du vieux ?

"L'Espace de la révélation" d'Alastair Reynolds emprunte aux "2001" et "2010" de Clarke ses monolithes noirs et sa lumière blanche, mais délaisse la panspermie dirigée pour mieux nous parler de la fragilité de la vie dans l'univers :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/04/odyssee-homerique.html

"Helen de Wyndhorn" de Tom King, Bilquis Evely et Matheus Lope raconte l'histoire de la fille d'Howard (rebaptisé Cole) qui est aussi la petite-fille de Conan (rebaptisé Othan), afin de nous faire réfléchir sur l'importance des histoires (familiales, mais pas que) dans nos vies :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/04/othan-le-brutal.html